Mercredi 5 décembre 2007
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Les 6, 7, 8 et 9 décembre 2007, la ville de Lyon se parera de mille feux pour les illuminations, encore appelées "fête des lumières". Tous les ans, pendant trois ou
quatre soirées, lyonnais et touristes de tous âges déambulent dans les rues de la ville pour admirer les oeuvres illuminées et plus spécialement le 8 décembre.
Quelle est l'origine de cette fête, autrefois instaurée le soir du 8 décembre ?
Depuis le premier Vœu des Echevins les Lyonnais avaient pour habitude de demander l’intercession de la Vierge, dans une petite église située
sur la colline de Fourvière.
En 1852, alors que la restauration du clocher est terminée, il est décidé de placer sur celui-ci une statue de Marie en bronze dorée. La
date de la mise en place est fixée au 8 septembre, jour de la Nativité de Marie.
Le jour dit, les intempéris sont tels que la Saône déborde et que les lyonnais se trouvent sous des torrents d'eau. L'installation est donc
repoussée au mois suivant : le 8 décembre qui se trouve être la fête de la Vierge (puis plus tard, la fête de l’Immaculée Conception).
Le 8 décembre 1952, des orages d'une force rare éclatent encore. Les notables
décident de repousser une seconde fois la cérémonie au 12 décembre, lorsqu'en fin de journée, les
nuages sont chassés et le ciel devient clément. Malgré ce contrordre, les lyonnais restent enthousiastes et installent, la nuit tombée, lumignons, bougies et bougeoirs sur leurs
fenêtres.
Puis, une grande partie de la population descend dans la rue. S’étonnant de ce geste spontané et communicatif, les autorités religieuses
suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît alors dans la nuit.
Ce geste de Foi s’est dilué dans le patrimoine laïque lyonnais et le fait de mettre quelques bougies à la fenêtre le 8 décembre, a pour
vocation d'écarter un malheur.
Cette année, 4 millions de spectateurs sont attendus dans les rues...si les TCL (société de transport lyonnaise) ne sont pas
en grêve !
Les photos : en haut, "New tone", oeuvre de jacques Rival. En bas, "Evasion urbaine" de Benedetto Bufalino et Benoît
Deseille.
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