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A peine sortie de l’aéroport de Bangkok l’humidité ambiante m’imprègne jusqu’aux os. Je rejoins, avec le petit groupe d'une dizaine de personnes, l’hôtel dans lequel nous devons passer les quelques jours qui doivent précéder notre départ dans le nord du pays.
Après une visite de la ville qui nous fait découvrir des temples d’une extrême beauté et des centaines de bouddha (Grand palais, temple du bouddha couché au Wat Pho, temple de l'Aube...), nous partons le lendemain pour le marché flottant à quelques kilomètres de Bangkok. Sur la route, nous nous arrêtons dans une fabrique de pains de sucres.
De retour à Bangkok, nous faisons une promenade sur le fleuve Chao Phraya dans une barge traditionnelle. Nous visitons des recoins
insoupçonnés. En soirée, après avoir dégusté une fondue chinoise délicieuse, nous nous hasardons dans le quartier chaud de la ville . Je suis écoeurée de voir l'exploitation des jeunes femmes
thaïlandaises par de gros occidentaux ventripotents. Je préfère m'éloigner et faire une halte devant un marchant d'insectes frits...grosses rigolades lorsque devant les
yeux effarés des vendeurs, j'engloutis telle quelle une grosse sauterelle...sans lui avoir retiré au préalable les pattes (bon fallait le savoir...heureusement le ridicule ne tue pas !!).
Conclusion, c'est pas mauvais, on dirait des crackers "Tuc" pour apéritif (les pattes coincées entre les dents en moins !!).
Après avoir déambulé trois jours dans la capitale, nous embarquons dans le train couchette en direction de Chiang Mai. Le train est étrangement spacieux et très confortable, la SNCF devrait s’en inspirer. Pour le dîner, une jeune femme vient nous servir à notre place un plateau repas composé de mets indéterminés…
Le lendemain, nous arrivons à destination.
Avant de débuter le trek, nous restons une journée dans la région de Chiang Mai pour visiter le Wat Phra That Doi Suthep et ses 300 marches d'escalier à gravir dans une chaleur de plomb...en haut, je m'aperçois que j'ai oublié mon appareil photo. Je redescends les marches quatre à quatre pour acheter un appareil jetable. J'enrage, il faut maintenant remonter !
Le trekking dans le triangle d’or doit nous faire découvrir trois des six peuples culturellement distincts qui y vivent - les Karen, les Hmong, les Mien, les Lahu, les Akha et les Lisules. Nous rencontrerons et partagerons un bout de chemin des Karen, Lahu, et Akha au cœur du parc national Huai Nam Dang.
Après une journée de marche dans la jungle détrempée, notre équipée s’arrête à Havy Rai, un village Karen pour la première nuit. Nous sommes accueillis par les enfants du village ainsi que par une jeune femme qui rentre les bœufs pour la nuit. Notre chambre se résume en une cabane collective en bambou. En guise de salle de bain, nous avons un tuyau entouré de planches en bambou. Nous installons tant bien que mal nos moustiquaires et nos matelas.
Au petit matin, nous sommes réveillés par les poules et les coqs qui passent sous la cabane ! Et si on faisait un poulet frit pour le déjeuner ?
Deuxième jour. Nous continuons notre progression et traversons un village Karen avant d’atteindre Paka, un village Lahu. Nous déployons une fois de plus nos moustiquaires et matelas et mangeons d’excellentes nouilles frites à la lueurs de bougies. La nuit tombée, alors que nous sommes trois à discuter, notre guide nous demande de le suivre.
Il nous emmène alors chez des habitants du village qu’il connaît. Nous entrons dans la modeste demeure en bambou où se trouve une famille réunie autour d’un foyer. Au centre de la pièce, un grand-père allongé au raz du sol, fume l’opium à l’aide d’une longue pipe en bois. Avec des gestes d’une extrême lenteur, tout en allumant inlassablement sa pipe, il nous explique la tradition de l’opium dans la vie des paysans thaïlandais. Toutes ses paroles sont soigneusement traduites par notre guide. Le spectacle est hallucinant. J’ai l’impression de vivre une aventure de Tintin et le lotus bleu ! Cette soirée restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Le quatrième jour, notre trekking se poursuit dans le triangle d’or près de la frontière Birmane. Les camion militaires sont toujours présents sur les larges pistes en latérite détrempées par la pluie. Nous nous enfonçons dans la forêt et découvrons un paysage magnifique de cultures en terrasse. Nous arrivons pour notre pause quotidienne à Havy Nam Khun, un village occupé par une communauté chinoise. L’ambiance est différente : le chef du village nous invite à boire du saké et je me perds dans la cuisine où je découvre les oeufs de 100 ans.
Pour rejoindre Paka Laung, un village Lahu, nous traversons un village Ahka ou nous déjeunons à côté d’un moulin à grains. Le village est charmant et nous essayons de nous rapprocher des villageoises qui préparent le déjeuner. Nous poursuivons ensuite notre route par la rivière, en pleine forêt. La marche est longue et nous terminons à la tombée de la nuit. Il fait froid et la mousson commence à tomber. Les chaussures et vêtements sont trempés et nous essayons en vain de les faire sécher autour du feu…
Le lendemain, camouflés sous nos capes de pluie, constellés de boue, nous continuons notre progression jusqu’à Pamaung, un village karen. Devant les difficultés que nous rencontrons pour avancer, nous décidons de mettre un terme à notre randonnée et de retrouver la civilisation. Nous regagnons en taxi local la petite ville de Maetam, entre Chiang Rai et Wieg Pa Pao.
De là, nous visitons un élevage d’éléphants, la ferme aux orchidées et plusieurs temples avant de rentrer en train à Bangkok.
Dernière nuit à Bangkok avec un repas dans un restaurant gastronomique de la ville ou je découvre des saveurs encore inexplorées. Un délice (ce repas m'a inspiré l'article sur les bonnes manières à table en Asie).
Ce séjour en Thaïlande est un de mes meilleurs souvenirs de voyage tant le dépaysement a été important. On ne peut garder en mémoire que la gentillesse et le sourire des thaïlandais, même dans les coins les plus reculés.
En arrivant à Yamoussoukro, il est impossible de
ne pas longer les grands murs d’enceinte du Palais présidentiel.
Non loin de là, sur une vaste étendue dominant la brousse, se trouve une magnifique basilique financée et construite par le Président Félix Houphouët-Boigny entre juillet 1986 et septembre 1989, appelée « Notre Dame de la Paix. »
On accède à la basilique par une allée de marbre longue d’un kilomètre qui traverse 37 hectares de jardins à la française.
Monument magistral, cette basilique se veut la réplique de Saint-Pierre de Rome. D'une superficie intérieure de près de 30 000 mètres carrés, elle peut accueillir 7000 personnes assises et 11 000 debout. Haute comme deux fois Notre dame de Paris, elle s’élève à 158 mètres contre 141 mètres pour Saint-Pierre de Rome. Ses dimensions en font le plus grand lieu de culte chrétien de la planète.
A l’intérieur, les bancs diffusent un système de climatisation ce qui fait de la basilique le plus grand volume climatisé du monde. Pour monter aux étages, des ascenseurs sont intégrés dans les colonnes de soutien.
A côté d’un de ces piliers trône une vierge Marie qui a la particularité de sourire quand on
la regarde de loin et d’être triste de près, pour indiquer qu’elle est
présente pour tous les hommes heureux comme malheureux (cette Vierge particulièrement troublante a été offerte par un prisonnier de la ville de Bouaké, dénommé Soro….il fut gracié par le
président).
Enfin, elle comporte d’immenses vitraux magnifiquement colorés. Dans une galerie de vitraux représentant Jésus et les apôtres, on peut voir dans un treizième vitrail le visage de l’ancien président ( !).
Cet édifice religieux le plus somptueux du monde, construit pas Bouygues a coûté la modique somme de 9 millions d’euros.
Alors que le pape Jean-paul II bénisait la pose de la première pierre le 10 août 1985, il procéda à la consécration de la cathédrale le 10 septembre
1990 (elle a aujourd’hui le statut de « basilique mineure »). Depuis la basilique « Notre Dame de la Paix. » a été
léguée au Vatican qui a accepté le don (son extra-territorialité a été inscrite dans la constitution ivoirienne : en entrant dans la basilique, nous sommes en Italie !).
D'autres photos de Côte d'Ivoire dans l'album photo
Lors d'un voyage en Finlande, je suis allée faire un tour dans le "grand nord" à Rovaniemi ou se trouve le village du père
Noël.
Pour me consoler, je suis allée du coté de la cuisine et j'ai découvert que le renne pouvait finir à la casserole. Accompagné de quelques airelles et
d'une succulente sauce à la crème, le filet de renne est bien tendre et très goûteux.
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