Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Bonnes manières à table

Samedi 21 juillet 2007
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  Façade peinte PARIX XIIIe

Quand on tourne autour du globe tel un derviche, il est intéressant de regarder dans l’assiette du voisin pour s’instruire mais surtout pour ne pas faire d’impairs qui pourraient vexer ou mettre mal à l’aise l’ensemble de convives.
 
Pour la plupart, nous savons comment nous comporter chez nous, mais en est il de même aux en Asie, en Amérique ou en Afrique ou dans les pays Islamiques ? Ce qui peut être du plus bel effet en Asie peut se révéler être une catastrophe en Afrique ou la pire des bourdes en Europe…

 

Pour débuter ce tour d’horizon des assiettes, nous allons nous intéresser aux bonnes manières à la mode Pékinoise.

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Un proverbe chinois dit que « celui qui a bien mangé est en compagnie des Dieux ». Pour atteindre les Dieux, la route est longue et semée d’embûches, à commencer par le maniement des baguettes.

Les baguettes

Celles-ci ne doivent être tenues dans la partie médiane, pas en-dessus (signe d’arrogance), ni en-dessous (propre aux malotrus) et l’utilisateur s’abstiendra d’appuyer le bout des baguettes sur la nappe ou de les sucer lorsqu’elles seront pleine de sauce.

Pour le novice, l’essentiel sera d’essayer de ne pas moucheter de sauce les voisins ou la nappe, d’autant qu’il n’y a pas de serviettes de table mais des serviettes chaudes parfumées présentées tout au long du repas.

Enfin, pas de crainte de choquer si le repas avec les baguettes impose des bruits d’aspiration, de mastication ou de déglutition, ils sont plus que tolérés !

L’invité d’honneur et règles de préséance

En Chine, l’honneur n’est pas attaché au sexe mais à l’âge, au degré de parenté et au standig social. La place de l’invité d’honneur se situe face à la porte d’entrée et, si possible, au sud. Comme chez nous, c’est à l’invité d’honneur que revient le privilège de débuter le repas. Il sera donc impoli de commencer à prendre se baguettes ou de picorer avec lui.

Autre subtilité, le bien-être de ses deux voisins directs étant primordial, on ne doit pas commencer à manger s’ils n’ont pris en main leurs baguettes… Dans le même ordre d’idée, on évitera de faire circuler le plat mais on proposera à son voisin de le servir s’il n’arrive pas à atteindre un plat situé trop loin de lui sur la table.

Les plats

Dans tous les cas, pour prouver la fraîcheur des aliments, il n’est pas rare que la bête vivante soit présentée aux convives en début de repas et préparée au fur et à mesure. Ames sensibles s’abstenir…mais il est impoli de refuser.

En Chine, l’art de la table est une subtile recherche d’équilibre entre les cinq saveurs (sucré, salé, amer, acide, pimenté). Cependant, les plats sucrés n’apparaissent normalement qu’à la fin du repas (de fête).

Par ailleurs, il n’est pas rare que des aliments à vertus thérapeutiques comme les ailerons de requin ou les nids d’hirondelles soient associés aux plats.

Comment manger les nouilles

Comme en France, les nouilles ne se coupent pas. Il convient de se pencher sur le bol, de soulever un peu de nouilles, de les glisser dans la bouche puis de les couper avec les dents afin que le surplus retombe dans le bol.

Comment manger le riz

Pour manger le riz avec des baguettes, il suffit de positionner le bol sur le côté de la bouche et de pousser les grains de riz dans bouche avec les baguettes.

Fin du repas

S’il est impoli de laisser une germe de soja dans son bol, il n’est pas convenable de prendre le riz servi à la fin du repas. En effet, le plat de riz apporté juste avant le dessert doit être laissé intact pour montrer que le repas a été suffisant. Pour ce faire, le convive posera définitivement ses baguettes sur le bol.

Enfin, si l’on sert du thé, il est impératif de l’accepter et de tremper au moins les lèvres dans la tasse. Ne pas le faire serait une marque d’offense.

 

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« Trois cents pas après une bonne chère évitent d'entrer chez l'apothicaire »
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