Jeudi 6 septembre 2007
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Ne sachant trop comment agrémenter mon escalope de poulet, j’ai décidé de jeter mon dévolu sur un légume ancien qui fait horreur à nos grands parents puisqu’il est systématiquement
associé aux périodes les plus sombres de la seconde guerre mondiale.
Topinambour ou Helianthus Tuberosus en latin, renvoie au nom d’une tribu brésilienne nommée les « Tupinambus ».
Introduit en France vers 1610 par Samuel de Champlain en même temps qu’il présentait aux parisien six indiens de la fameuse peuplade, on ne fit ni une ni deux pour
associer, déformer et franciser le tout. Le tubercule se transforma alors en Topinambour.
Outre Atlantique et outre manche, on le nomma artichaut du Canada et artichaut de Jérusalem.
Légume à la mode pour son goût raffiné, légèrement sucré et proche de l’artichaut, il inspira Antoine Auguste Parmentier, célèbre cuisinier de Louis XVI, qui lui
consacra, en 1789, un traité « traité sur la culture et les usages des pommes de terre, de la patate et du topinambour ».
Alors que l’idée de cuisiner ces tubercules m’apparaissait excellente lorsque j’étais devant l’étale de mon marchand de légumes, je me demandais maintenant ce que je pouvais bien
faire avec ces trucs là.
En me renseignant un peu, j’ai appris qu’il y avait plusieurs façons de les préparer : avec ou sans épluchage. J’ai choisi la première méthode. Munie de mon
éplucheur, je me suis pris la tête pendant dix minutes. Je comprend maintenant pourquoi la pomme de terre a supplanté le topinambour dès le début du XIXe siècle : il vaut mieux être de
corvée de patates que de topinambours !
Bref ! brossés, épluchés et 15 minutes après cuisson dans mon cuiseur vapeur, j’avais des tiges sans grand intérêt. J’ai donc décidé de les caraméliser un
moment dans une poêle, ce qui s’est avéré un DE-LI-CE !
Voici le résultat :
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