Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /2007 17:56
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Ne sachant trop comment agrémenter mon escalope de poulet, j’ai décidé de jeter mon dévolu sur un légume ancien qui fait horreur à nos grands parents puisqu’il est systématiquement associé aux périodes les plus sombres de la seconde guerre mondiale.
 
Topinambour ou Helianthus Tuberosus en latin, renvoie au nom d’une tribu brésilienne nommée les « Tupinambus ».
Introduit en France vers 1610 par Samuel de Champlain en même temps qu’il présentait aux parisien six indiens de la fameuse peuplade, on ne fit ni une ni deux pour associer, déformer et franciser le tout. Le tubercule se transforma alors en Topinambour.
Outre Atlantique et outre manche, on le nomma artichaut du Canada et artichaut de Jérusalem.
 
Légume à la mode pour son goût raffiné, légèrement sucré et proche de l’artichaut, il inspira Antoine Auguste Parmentier, célèbre cuisinier de Louis XVI, qui lui consacra, en 1789, un traité « traité sur la culture et les usages des pommes de terre, de la patate et du topinambour ».
 
Alors que l’idée de cuisiner ces tubercules m’apparaissait excellente lorsque j’étais devant l’étale de mon marchand de légumes, je me demandais maintenant ce que je pouvais bien faire avec ces trucs là.
 
En me renseignant un peu, j’ai appris qu’il y avait plusieurs façons de les préparer : avec ou sans épluchage. J’ai choisi la première méthode. Munie de mon éplucheur, je me suis pris la tête pendant dix minutes. Je comprend maintenant pourquoi la pomme de terre a supplanté le topinambour dès le début du XIXe siècle : il vaut mieux être de corvée de patates que de topinambours !
 
Bref ! brossés, épluchés et 15 minutes après cuisson dans mon cuiseur vapeur, j’avais des tiges sans grand intérêt. J’ai donc décidé de les caraméliser un moment dans une poêle, ce qui s’est avéré un DE-LI-CE ! 
Voici le résultat :

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