Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Jeudi 17 août 2006 4 17 08 2006 18:35
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Ami(e)s belges qui passez par là, n'hésitez pas à laisser en commentaires vos trucs et astuces pour réaliser de très bonnes frites...



La réputation des frites belges vendues dans les nombreux « fritkots » disséminés sur le plat pays n’est plus à faire. Même si nos cousins d’outre atlantique les appellent les « french chips », la frite, la véritable et unique frite est bien belge !

 

Avant d’avoir goûté les frites belges, je connaissais, des ersatz de frites, à savoir :

* Les frites standardisées, molles et grasses de nos fast-foot-mal-bouffe baignées rapidement dans une huile de tournesol à moitié noircie, 

* Les frites industrielles congelées micro-ondables et autres frites au four parfois agrémentées d’herbes, de paprika…vendues dans nos supermarchés,

* Les frites de toutes tailles et formes ou simili frites pas toujours bien cuites servies dans les restaurants et accompagnées du traditionnel steak,
   
* Les frites de ma maman soigneusement découpées à la main et préparées amoureusement dans deux bains de cuisson de Végétaline (c’est meilleur pour la santé paraît-il).

 
  

Ce faisant, lorsque j’ai rencontré mon jules made in belgium et qu’il m’a annoncé que nous allions dans un frit kot manger des frites-boulettes, j’étais sceptique quant au résultat, moi qui n’aime pas tellement ces patates graisseuses, véritables bombes caloriques de surcroît. Mais soit allons-y, nous sommes au pays de la frite !
  

Mon énorme cornet fumant en main, je quittais donc la baraque à frites et commençait à analyser ce qui allait être mon repas : de belles frites pas trop grasses, pas trop salées, dorées à souhait, croustillantes à l’extérieur mais fondantes à l’intérieur accompagnées des traditionnelles fricadelles. Un vrai bonheur, exit le régime pour aujourd’hui !

 

Devant mon enthousiasme, et ma frénésie à picorer les bâtons dorés qui dépassaient du cornet, mon jules m’annonça tout de go (je ne lui connaissais pas de telles qualités de marmiton, lui qui a déjà du mal à confectionner une purée en sachet !) que le secret d’une bonne frite belge résidait : 1- dans le choix de la pomme de terre, 2- dans l’huile de cuisson, 3- dans le procédé de cuisson. Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité et commencer ma petite enquête auprès de belle-maman.

  

 

 

Voici THE recette, à suivre à la lettre :

 

1-  Laver et peler des pommes de terre de qualité « bintje » (prononcer bintche). Celles-ci, peu farineuses tiennent mieux à la cuisson,

 

2-     Couper des bâtonnets carrés de 1cm de côtés (non ce n’est pas une blague…),

 

3-    Prendre une friteuse remplie au 2/3 de graisse de bœuf autrement appelée blanc de bœuf *,

 

4- Laver les bâtonnets dans l’eau froide, essorer, sécher (pour ôter l’excédent d’amidon),

 

5-    Plonger les frites une première fois dans l’huile chaude à 160/170° C,

 

6-   Lorsque les premières frites remontent à la surface laisser encore une minute (pas plus), les sortir et les égoutter,

 

7-    Pendant que les frites égouttent (2 à 3 minutes), monter la température de l’huile à 180/190° C,

 

8-  Quand la graisse fume (c’est capital), replonger les frites dans l’huile jusqu'à ce qu’elles prennent une belle couleur.

 
9-     Saler et servir avec des fricadelles ou des boulets, sans oublier la sauce (mayonnaise, ketchup, barbecue,...)

Toujours imitées, jamais égalées disaient-ils…

* "Blanc de boeuf" est en fait une marque. Cette graisse se présente sous la forme de 4 plaquettes de 500 grammes (un peu comme la végétaline) et c'est blanc comme le saindoux.
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