Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons Â» –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /2006 18:11
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Marchand de légumes à Bangkok

 

 

Dans ma quête gastronomique expérimentale, l’Asie est un terrain de chasse fantastique. Pour preuve, vous pouvez trouver en France, rien qu’en poussant la porte d’une épicerie asiatique du type « PARISTORE Â» ou « FRERES TANG Â», une multitude d’ingrédients non identifiés.

 

En août 2002, lors d’un trekking de dix jours en Thaïlande dans le triangle d’or, loin de la civilisation, nous nous arrêtions chaque soir dans un village différent. L’équipe de porteurs-cuisiniers qui nous suivait s’installait alors dans un petit coin ou dans la cuisine du chef du village pour concocter notre dîner.

 
Un soir, certainement tenaillée par la faim, j’ai eu la bonne idée d’aller traîner mes chaussures de rando autour des cuisiniers qui s’afféraient.

Alors que je m’apprêtais a demander tant bien que mal (mon thaï est perfectible) la recette de la délicieuse soupe à la noix de coco qui mijotait dans la marmite, mon Å“il fut attiré par « la chose Â» dont se délectaient mes hôtes.

Devant ma tête médusée, un des cuisiniers me tendit une petite assiette dans laquelle se balançait une substance noirâtre gélatineuse au cÅ“ur verdâtre  mais fondant. J’ai immédiatement compris que ce n’était pas un pudding au chocolat et encore moins le fondant au chocolat de mes rêves, mais un Å“uf de cent ans…Arrrghh j’étais prise au piège, impossible de refuser puis partir en courant sous peine de vexer, voire faire perdre la face à mes interlocuteurs.

Ne pouvant reculer devant tant d’hospitalité (sourire forcé – humm merci) et dans l’hilarité générale, je portais à ma bouche « la chose Â». Et là, surprise ! Passé le dégoût à l’idée d’avaler un Å“uf-noir-donc-pourri-gastro-fin-de-trek-d’enfer, le résultat sur mes papilles ne fut pas trop mal. En fait, il m’est impossible de décrire précisément le goût de cet Å“uf-mollet-noir, vu que ça ne ressemble à rien, mais croyez-moi sur parole, ce n’est pas mauvais.

 

De retour en France, j’ai tout de même voulu savoir ce qu’était exactement un œuf de 100 ans. Voici le résultat de mes recherches, peu fructueuses.

Ces Å“ufs de canard bien particuliers viennent en fait de Chine. Là bas, ce sont de véritables mignardises (hé oui !). Pour les amateurs, voici la recette :

Recouvrez les œufs d’un mélange de chaux, cendre, thé et bicarbonate de soude. Enveloppez les œufs de cette mixture et placez les dans un pot en terre. Recouvrez ensuite le pot de terre et placez-le dans un endroit frais. Après maximum 100 jours, sortez les œufs et rincez-les. Cassez la coquille et dégustez.


Si vous n'avez ni chaux, ni cendre, ni jardin pour enterrer votre pot, vous pouvez toujours essayer cette recette qui sera du plus grand effet :


RECETTE DES OEUFS DE 1000 ANS VUS PAR SALVADOR DALI ("Les dîners de Gala" ed. Draeger 1973)

Voici une préparation amusante que je suis en train de tester (sur un seul oeuf), tirée d'un ouvrage de cuisine rédigé par Dali.

- 12 oeufs
- 1 litre 1/2 d'eau
- 5 clous de girofle
- 3 cuillerées de sucre
- 3 cuillerées de vinaigre
- sauce Tabasco
- 2 citrons
- 6 pincées de thym
- 4 sachets de thé
- 2 oignons
- 2 gousses d'ail


Mettre les oeufs à durcir pendant 10 minutes, dans l'eau bouillante salée. Les retirer et les passer sous l'eau froide pour faciliter l'écalage. Dans l'eau de cuisson, ajouter les clous de girofle, le sucre, le vinaigre, le Tabasco, les citrons coupés en huit et le thym. laisser bouillir pendant 15 minutes. Couper le feu et laisser infuser les sachets de thé 10 minutes.
Dans un bocal, couper les oignons et l'ail. Placer dessus les oeufs sans coquille et verser le bouillon de façon à les couvrir totalement.Fermer le bocal et le placer au moins trois semaines dans le bas du réfrigérateur.
Servir en accompagnement d'une viande ou d'un poisson froid.
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