Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Dimanche 19 juillet 2009
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Le lièvre de mer ou "aplysie" (du grec aplusia, éponge d'un jaune sale) est un mollusque gastéropode qui se trouve dans les herbiers à faible profondeur (0 à 20 m). Cet animal se caractérise par son pied musculeux qui lui sert à se déplacer. Il porte sur son dos une grande branchie (on peut la voir dans le film lorsque le repli cutané se lève), protégée par un repli cutané, sorte de manteau. Quand il se sent menacé, il émet un liquide pourpre, non toxique mais à l'odeur très désagréable. Ainsi, dans l'antiquité, le lièvre de mer passait pour un animale diabolique qui passait pour empoisonner quiconque la mangeait !


Bien qu'hermaphrodites, les aplysies doivent s'accoupler pour se reproduire. L'accouplement dit en « chapelet » ou en chaîne peut regrouper jusqu'à dix individus. L'animal inférieur joue le rôle de la femelle et l'animal supérieur celui du mâle; les individus intermédiaires se comportant à la fois comme des mâles et des femelles.

Leur ponte se compose de dizaines de milliers d''oeufs, réunis dans des cordons gélatineux très colorés. A l'éclosion des oeufs, les larves d'aplysie sont nageuses et subissent une forte mortalité.


Autre caractéristique intéressante de cette limace : ses cellules nerveuses qui ont permis à Eric KANDEL, médecin psychiatre et chercheur en neurosciences et son équipe de l'université Columbia de New York, d'obtenir le prix Nobel de physiologie et de médecine en 2000. En effet, les cellules nerveuses de l'aplysie sont peu nombreuses, de grande taille et facilement accessibles.


Interviewé en 2007 par une journaliste de sciences et avenir, Eric Kandel expliquait : « Dans le laboratoire de Wade Marshall, en 1957, j'ai commencé par mener des travaux sur l'hippocampe de mammifère, qui - on le savait à l'époque - participe au stockage mnésique. Nous avons tenté d'enregistrer des signaux provenant de cellules pyramidales, principale classe de neurones de l'hippocampe. Mais, malgré quelques succès, le système s'est vite révélé trop complexe. J'ai alors cherché l'animal le plus simple possible pour mon étude. Et j'ai choisi un mollusque, l'aplysie ou lièvre de mer, Aplysiacalifarnica. L'aplysie est un sujet fantastique car elle possède peu de neurones (20 000 regroupés en neuf ganglions, alors que le cerveau de l'homme en contient 100 millliards !) et qu'ils sont gigantesques, les plus gros du monde, certains mesurant plus d'un millimètre de diamètre, visibles à l'oeil nu. Il est ainsi plus aisé d'identifier quel circuit neuronal s'active pour tel comportement donné, et cela facilite aussi grandement les manipulations. »

 

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