Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Gastronomie Etranger

Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /2008 15:33
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Ce matin, je me suis réveillée avec une envie irrésistible de croquer dans du chocolat, un bon chocolat noir, bien fort en goût...
Après avoir vénéré le roi Toltèque Quetzalcóatl pour cette magnifique découverte je mes suis alors interrogée sur cette envie de placer ma journée sous le signe du chocolat... voici le fruit de ma réflexion :

- C'est un aphrodisiaque...
- C'est un excellent antioxydant pour mon petit coeur...
- C'est un tonique qui agit comme la caféine...
- C'est un antidépresseur...
- C'est riche en magnésium, fer et potassium...
- C'est un énergisant qui améliore mes performances physiques et intellectuelles...
- C'est un doux souvenir de mon séjour en Côte d'ivoire...
- C'est l'ingrédient principal de mon dessert préféré...
- C'est un de mes aliments de base...

Bref, même s'il me donne des boutons (parfois), je ne peux m'en passer et à juste titre !

J'en suis arrivée à la conclusion qu'il ne fallait surtout pas se priver et trouver une recette en accord avec mon envie passagère.

En pianotant sur mon clavier, j'ai trouvé la recette de la situation : les calamars au chocolat (recette catalane) proposés par les sites du choco-club et des bonheurs de Prawn.

Bien entendu, en fonction des ingrédients présents dans mes placards, je l'ai arrangée à ma sauce (chocolat bien entendu). Voilà ce que ça donne :

Pour une personne :

- 200 grammes de calamars surgelés,
- 2 petites pommes de terre,
- 1 cuillère à soupe d'échalote hachée,
- 1 tomate,
- 1 bouillon-cube,
- 1 cuillère à soupe de persil haché,
- un fond de verre de vin rouge,
- 3 carrés de chocolat noir pâtissier (celui dans le papier kraft ;))
- poivre,
- huile d'olive.

Dans une casserole, porter à ébullition environ 3/4 de litre d'eau avec le bouillon-cube. Jeter les encornets encore congelés dans le bouillon et laisser cuire 10 minutes.

Pendant ce temps, faire revenir l'échalote dans l'huile d'olive dans une poêle. Incorporer les pommes de terre épluchées et coupées en gros cubes. Laisser cuire les pommes de terre.
Ajouter ensuite le persil, la tomate (sans la peau c'est meilleur) coupée en dés, le vin rouge, le poivre (pas trop de sel, le bouillon-cube est déjà salé).

Prélever l'équivalent d'un demi-verre de bouillon de cuisson des encornets.

Ajouter dans la poêle les encornets sans trop les égoutter.

Faire fondre le chocolat avec 2 cuillères à soupe du bouillon.

Ajouter le chocolat fondu à la préparation et bien mélanger.

En fonction de la consistance de la sauce souhaitée, ajouter éventuellement du bouillon.

Rectifier l'assaisonnement sel-poivre si nécessaire.



Franchement, le résultat est surprenant et absolument délicieux (faut pas le dire mais j'ai gratté le reste de sauce dans la poêle).
En fait, on sent très peu le goût du chocolat, la sauce est onctueuse et pas écoeurante. A tester sans problème pour surprendre vos invités.
Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /2008 08:00
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Un jour, dans un supermarché américain, j'ai déniché un petit livre de recettes de "Cookies and cakes" traduites et adaptées par deux américaines expatriées en France.

J'ai pratiquement testé toutes les recettes de ce petit livret et quelques unes dont le "SPICED CHOCOLATE ZUCCHINI CAKE" ont retenu mon attention.

Voici le recette de ce gateau tout à fait surprenant, telle qu'elle est écrite dans le livre. Je signale tout de suite que les proportion sont énormes et qu'il convient de les diviser par deux pour donner des proportion "à la française" !




Pour deux moules (8 portions américaines) :


350 grammes de farine (2 1/2 cups flour)
60 grammes de cacao amer (1/2 cup unsweetened cacao)
2 1/2 cuillères à thé de levure (2 1/2 tsp baking powder)
1 1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude* (1 1/2 tsp baking soda)
1 pincée de sel (pinch salt)
175 grammes de beurre ramolli (3/4 cup butter)
350 grammes de sucre (1 3/4 cups sugar)
2 cuillères à thé de cannelle (2 tsp cinnamon)
1 cuillère à thé de noix de muscade en poudre (1/2 tsp nutmeg)
3 oeufs (3 eggs)
400 grammes de courgettes (2 cups zucchini)
2 cuillères à thé de vanille en poudre (2 tsp vanilla)
12.5 centilitres de lait (1/2 cup milk)

Préchauffer le four thermostat 5.
Beurrer et fariner 2 moules ronds.

Tamiser la farine, le cacao, la levure le bicarbonate de soude et le sel.
Sans les éplucher, raper les courgettes sur la grille moyenne.
Travailler le beurre mou avec le sucre jusqu'à obtenir un mélange mousseux et y ajouter la cannelle et la noix de muscade. Ajouter les oeufs et bien battre. Y incorporer les courgettes et la vanille. Verser alternativement le lait et le mélange sec. A la fin, le tout doit être bien homogène.
Verser dans les moules et cuire 45 minutes où jusqu'à ce qu'une pointe de couteau sorte sèche.
En fin de cuisson, laisser reposer 5 minutes et démouler.


* Le bicarbonate de soude (ou de sodium) est utilisé dans toutes les recettes de ce livret. Véritable "poudre miracle" le bicarbonate renforce l'action des levures industrielles.
Attention, il ne doit pas être confondu avec la soude caustique et le carbonate de sodium !
Il s'achète en pharmacie ou parapharmacie voire dans les rayons "farine" ou "sel" des grandes surfaces.



A suivre, dans des prochains articles :
- le gateau à la carotte
- le gateau au chocolat et à la betterave rouge
Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /2008 19:27
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Ami(e)s belges qui passez par là, n'hésitez pas à laisser vos commentaires pour modifier ce qui à lieu d'être. La recette est celle donnée par ma belle-mère...vous pouvez critiquer, Je transmettrai ;)


A
près une balade à la kermesse* et un tour en cuistax* où nous prenons généralement une bonne drache*, il n'est pas rare que nous nous rendions dans un fritkot* pour le dîner*.
Mon choix se porte généralement sur un bon et généreux cornet* de frites avec quelques fricadelles* servies dans un ravier*.

Vidéo : la fricandelle des cht'is


RECETTE DES FRICADELLES A LA BIERE (à noter dans votre farde*)

Pour 6 à 8 personnes

750 grammes de boeuf haché
250 grammes de porc haché
1 tranche de pain
50 grammes de saindoux ou à défaut du beurre.
2 cuillères à soupe de farine
25 centilitres de bière type Gueuze
10 centilitres de lait
sel, poivre, muscade

Mouiller le pain dans le lait. Dans une jatte mélanger les viandes, le pain, le sel, le poivre et la muscade.
Façonner des boulettes de 3-4 centimères de diamètre puis les rouler dans la farine.

Dans une poele, faire fondre le saindoux et faire dorer les boulettes. Laisser cuire à feu très doux une vingtaine de minute (en fait, il faut surveiller).

Quand elles sont cuites, arroser les fricadelles avec de la bière et laisser réduire la sauce.

En parallèle, préparer un cornet de frites en suivant la recette des vraies frites au blanc de boeuf que vous trouverez sur mon blog.

Sans raconter de carabistouilles*, c'est vraiment très bon !




Atomium.JPG - kermesse = fête de quartier
- cuistax = voiture à pédalier, pour 2 à 8 personnes, utilisée pour faire des promenades sur les digues de mer sur la côte belge.
- drache = pluie très forte. On entend aussi parler de la "drache nationnale", c'est celle qui, le 21 juillet, jour de la fête nationale belge empêche la sortie des plumes sur les képis pour le défilé.
- fritkot = baraque à frites
- dîner = repas du midi puisqu'on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe le soir
- cornet de frites = en belgique les frites sont vendues dans des cones confectionnés avec du papier
- fricadelle = boulettes de viande
- ravier = barquette
- farde = classeur
- carabistouilles = mensonges, blague

Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 09:20
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Le sirop de Liège

Spécialité Belge, inconnue d'une grande majorité de français, le sirop de Liège est une pâte à tartiner issue de la cuisson de jus de pommes et de poires pendant plusieurs heures. Au final, on obtient une pâte brune très sombre et naturellement sucrée.

(Pour tout savoir sur la fabrication et l'origine de  cette pâte mais aussi pour passer commande en ligne  : www.sirop-de-liege.com)

Au 17e siècle, cette pâte était fabriquée par les fermiers du pays de Herve, situé dans la province de Liège, pour pouvoir consommer des fruits toute l'année.



Le Herve

La ville de Herve est située au coeur de l'Entre-Vesdre-et-Meuse (zone délimitée par la Meuse à l'ouest, la Vesdre au sud, la frontière du Limbourg hollandais au nord et la frontière allemande à l'est).

C'est dans cette commune que se fabrique le seul fromage belge possédant l'Appellation d'Origine Protégée, à l'odeur et la saveur caractéristiques : le Herve.

Le Herve est un fromage du 13e siècle à pâte molle et à croute lavée obtenu à partir de lait cru ou pasterisé. Il se mange doux ou plus piquant.

(Pour en savoir plus sur ce fromage cubique qui a du "nez" : www.fromagedeherve.com)


Quand le sirop de Liège rencontre sur une tartine le fromage de Herve et que le tout est trempé dans du café, celà donne une association peu commune salée-sucrée, forte-suave, puante, un peu....mais bonne !

RECETTE DE LA TARTINE DE HERVE AU SIROP DE LIEGE

- 2 tranches de pain grillé,
- 1 Herve doux ou piquant selon le goût de chacun,
- 1 pot de "véritable sirop de Liège"
- 1 bol de café

Etaler le sirop sur le pain grillé. Couper une lamelle de Herve et la poser sur le sirop. Tremper  dans le café.

variante salée :

Etaler le sirop de Liège sur le pain grillé, mettre dessus une tranche de Herve. passer le tout au four jusqu'a ce que le fromage soit coulant. Manger avec une salade.
Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 22:11
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Seiche et calmar ne font souvent qu'un dans les livres de gastronomie et sont appelés, suivant les régions "encornet", "supion", "scipion", "chipiron" ou "casseron".

Si ces deux céphalopodes ("une tête avec des pieds") sont apparentés, il sont bien différents. La différence se trouve tout d'abord dans la forme: l'encornet est allongé tandis que la seiche est arrondie et plus petite. La seiche désigne le gros mollusque alors que le calmar (supion) désigne des petites seiches (Sepiola rondeletti), espèce différente que l'on retrouve le long des côtes.


Seiche-a-papilles---mer-rouge.JPG La seiche

La seiche, « sepia officinalis » peut atteindre 40 centimètres de long. Elle vit en Atlantique, Manche, Mer du Nord et Méditerranée entre 0 et 250 mètres de profondeur.

Redoutable chasseur, elle adapte sa couleur à l’environnement, reste immobile sur les fonds sableux et utilise sa bouche entourée de dix tentacules (deux longs et huit courts) pour happer sa proie.

 

Côté cuisine, on déguste avec délice le muscle du manteau ("blanc de seiche") ou les plus petites seiches entières, vidées de leur os.

 


Le calmar Calamar-des-r--cifs-Hurghada-copie-1.jpg

Le calmar ou calamar, de l’italien "calamaro" et du latin "calamarius" signifiant "écritoire" (
calamarius : concernant le roseau à écrire, le matériel pour écrire, dont l’encre de seiche - ex : cal(a)mar) peut atteindre de 8 centimètres à plusieurs mètres de long dans les grands fonds. En méditerranée, il mesure en moyenne 30 centimètres.

 Pourvu de huit bras et deux tentacules dotés de grandes ventouses, il change de couleur suivant son humeur.

 


L’encre de seiche ou sépia

Pour échapper à un danger, la seiche, le calamar et le poulpe peuvent nager très vite en expulsant de l’eau à l’aide su siphon placé à coté de leurs yeux. Pour masquer cette fuite, ils projettent un nuage d’une matière colorante allant du brun au presque noir, fabriquée par leur vessie.

 Dans la chine antique, cette encre, diluée dans du blanc d’œuf ou de l’amidon de riz était utilisée pour l’écriture. En Europe, au moyen-âge, la sépia était utilisée comme noir pour les dessins au lavis.

 Dans la cuisine méditerranéenne, on utilise non pas l’encre de calamar mais celle de la seiche (sepia), beaucoup plus sombre. Pour sa couleur noire bien particulière et sa saveur fraîche de crustacé, l’encre de seiche est un ingrédient agréable à cuisiner avec des pâtes ou du riz et apprécié des gastronomes.

 
RECETTE : Tagliatelles à l'encre et aux seiches Calamar-encre-seiche.JPG

 Pour 4 personnes

- 500 g de seiches
- 1 sachet d'encre de seiche (si les seiches ne sont pas fraiches)
- 1 gousse d'ail
- huile d'olive
- 300 grammes de tomates concassées
- 1 verre de vin blanc
- sel et poivre
- 400 grammes de tagliatelles
- facultatif : du
piment d'espelette ;)


Si les seiches sont fraîches : retirer délicatement la poche d'encre de la seiche.
Couper la chair de la seiche en fines lamelles.

Faire dorer l'ail dans l'huile d'olive, ajouter les tomates écrasées et laisser réduire la sauce. Au-dessus de la casserole, ouvrir la poche d'encre de la seiche pour la recueillir (ou ouvrir le sachet...)
Ajouter les lamelles de seiche et le vin blanc. Laisser réduire à feu très doux en ajoutant éventuellement un peu d'eau. Ajouter le piment d'espelette.

Cuire les tagliatelles dans une grande quantité d'eau salée.

Servir avec la sauce sur des assiettes blanches. Succès assuré.

Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /2007 16:32
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IMG-2292.JPG Le Rooibos (aspalathus linearis) est une légumineuse cultivée depuis des siècles sur les plateaux pauvres et acides d’Afrique du Sud.

Boisson nationale en Afrique du Sud, le rooibos est utilisé en médecine traditionnelle. En effet, ce mélange rougeâtre et doux à la particularité d’être pauvre en tanin et exempt de théine. Riche en minéraux, vitamines et substances anti-oxydantes, on lui prête des vertus thérapeutiques notamment pour traiter les problèmes de stress, insomnie, dépression, digestion et d’allergie.
 
L’infusion au rooibos, à une saveur fruitée et très douce puisqu’elle ne contient pas de théine ! 

IMG-2293.JPG

Le maté (ilex paraguariensis) est la boisson traditionnelle des peuples argentins, brésiliens, chiliens, paraguayens et uruguayens.
Surpris par la bonne santé des « gauchos » dont le régime alimentaire n’était pourtant constitué que de viande de bœuf et de pain, des docteurs se sont penchés sur le yerba mate siroté toute la journée sous forme d’infusion. Il en ressort que le maté est très riche en caféine, théobromine, théophylinne, tanins, potassium, magnésium, manganèse, fer, minéraux, vitamines… et qu’il est un excellent complément nutritif pour les personnes mangeant peu de fruits et légumes.
 
La préparation du maté est un peu particulière : on remplit une sorte de calebasse de yerba maté séché puis on verse dessus de l’eau chaude mais non bouillante. On boit ensuite l’infusion avec une bombilla (paille filtrante).
A la maison, le traditionnel bol fera l’affaire !
 
Nature, le maté est une boisson très amer mais pour les plus réticents, il convient de préciser que le maté serait reconnu comme un excellent brûleur de graisse. 

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