Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 20:36
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Dans les environs d'Ankara
 
 
PUDING AU BLANC DE POULET
(TAVUK GOGSU TATLISI)
Pour 5-6 personnes
 
Cuisson : 30 minutes
 
500 gr de blanc de poulet, 1 litre d'eau, 1,5 litre de lait, 300 gr de sucre, 120 gr de farine de riz, pincée de sel, 1 cuillère a café de cannelle en poudre
 
Faire cuire le blanc de poulet dans l'eau bouillante à petits frémissements. Dans une casserole, délayer la farine dans le lait, ajouter le sucre et la pincée de sel. Déposer sur feu doux et laisser prendre en crème sans cesser de remuer à la cuillère de bois pendant une dizaine de minutes environ. Lorsque le blanc de poulet devient tendre et moelleux, l'égoutter et le déposer dans la crème, brasser vigoureusement avec la cuillère de bois pour écraser le poulet et le défaire le plus possible.
Verser le pouding dans un plat très large de 2 à 3 cm d'épaisseur saupoudré de sucre ; Caraméliser quelques minutes au four. Laisser refroidir, découper en carrés et servir froid, saupoudré de cannelle.
 
Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /2006 20:46
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Les vacances sont terminées. Après le Mont Blanc ou je n'ai pas trouvé de pendu, le Pays Basque et son célèbre piment d’Espelette.

Dimanche 10 septembre 2006 7 10 /09 /2006 20:36
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Toutes les bonnes choses ont une fin... retour de vacances. Bhou !

Après le tour du Mont-Blanc, j'ai effectué un grand périple dans les Landes et le Pays Basque. Le bonheur des yeux, des odeurs et du palais.

J'ai découvert, entre autres, le piment d'Espelette. Ce piment rouge, relativement doux est marié à toutes les sauces (tomate) et utilisé aussi dans des préparations sucrées. Ainsi, on retrouve ce beau piment rouge dans du chocolat ou des macarons. Bien évidemment, j'ai gouté. C'est très bon et on se sent presque pas le piment. Un peu déçue...

 

Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /2006 20:46
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Maintenant que la canicule est passée et que les orages commencent à gronder* sur les sommets, je quitte mon bureau et mes collègues de travail pour entreprendre le tour du mythique Mont Blanc (je ne parle pas du tout aussi mythique gâteau antillais, mais bien de celui qui fait 4807 mètres d’altitude).

Adieu Lyon, bonjour la Savoie et ses spécialités. Comme vous pouvez vous en douter, ce ne sont pas les traditionnelles raclettes, tartiflettes et autres reblochonnades qui vont faire mon bonheur mais une spécialité bien particulière qui se nomme « La potence » ou « Le pendu ».

Le défi de ces quelques jours de congé va donc consister à rapporter une photographie accompagnée de la recette de ce plat montagnard.

Rendez-vous dans quinze jours ! 

 

* La météo du Mont Blanc : 

 S'il met son bonnet, il promet la tempête. Le bonnet est la masse de nuages qui lui forme une couronne.

S'il a l'âne, il prédit les nuages et la pluie. L'âne est la double traînée nébuleuse qui forme deux oreilles immenses s'étendant vers l'est, signe de vent d’ouest.  

S'il fume sa pipe, il annonce un grand vent. La fumée, c'est la neige de la cime balayée par le vent.   

 
Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /2006 18:35
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Ami(e)s belges qui passez par là, n'hésitez pas à laisser en commentaires vos trucs et astuces pour réaliser de très bonnes frites...



La réputation des frites belges vendues dans les nombreux « fritkots » disséminés sur le plat pays n’est plus à faire. Même si nos cousins d’outre atlantique les appellent les « french chips », la frite, la véritable et unique frite est bien belge !

 

Avant d’avoir goûté les frites belges, je connaissais, des ersatz de frites, à savoir :

* Les frites standardisées, molles et grasses de nos fast-foot-mal-bouffe baignées rapidement dans une huile de tournesol à moitié noircie, 

* Les frites industrielles congelées micro-ondables et autres frites au four parfois agrémentées d’herbes, de paprika…vendues dans nos supermarchés,

* Les frites de toutes tailles et formes ou simili frites pas toujours bien cuites servies dans les restaurants et accompagnées du traditionnel steak,
   
* Les frites de ma maman soigneusement découpées à la main et préparées amoureusement dans deux bains de cuisson de Végétaline (c’est meilleur pour la santé paraît-il).

 
  

Ce faisant, lorsque j’ai rencontré mon jules made in belgium et qu’il m’a annoncé que nous allions dans un frit kot manger des frites-boulettes, j’étais sceptique quant au résultat, moi qui n’aime pas tellement ces patates graisseuses, véritables bombes caloriques de surcroît. Mais soit allons-y, nous sommes au pays de la frite !
  

Mon énorme cornet fumant en main, je quittais donc la baraque à frites et commençait à analyser ce qui allait être mon repas : de belles frites pas trop grasses, pas trop salées, dorées à souhait, croustillantes à l’extérieur mais fondantes à l’intérieur accompagnées des traditionnelles fricadelles. Un vrai bonheur, exit le régime pour aujourd’hui !

 

Devant mon enthousiasme, et ma frénésie à picorer les bâtons dorés qui dépassaient du cornet, mon jules m’annonça tout de go (je ne lui connaissais pas de telles qualités de marmiton, lui qui a déjà du mal à confectionner une purée en sachet !) que le secret d’une bonne frite belge résidait : 1- dans le choix de la pomme de terre, 2- dans l’huile de cuisson, 3- dans le procédé de cuisson. Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité et commencer ma petite enquête auprès de belle-maman.

  

 

 

Voici THE recette, à suivre à la lettre :

 

1-  Laver et peler des pommes de terre de qualité « bintje » (prononcer bintche). Celles-ci, peu farineuses tiennent mieux à la cuisson,

 

2-     Couper des bâtonnets carrés de 1cm de côtés (non ce n’est pas une blague…),

 

3-    Prendre une friteuse remplie au 2/3 de graisse de bœuf autrement appelée blanc de bœuf *,

 

4- Laver les bâtonnets dans l’eau froide, essorer, sécher (pour ôter l’excédent d’amidon),

 

5-    Plonger les frites une première fois dans l’huile chaude à 160/170° C,

 

6-   Lorsque les premières frites remontent à la surface laisser encore une minute (pas plus), les sortir et les égoutter,

 

7-    Pendant que les frites égouttent (2 à 3 minutes), monter la température de l’huile à 180/190° C,

 

8-  Quand la graisse fume (c’est capital), replonger les frites dans l’huile jusqu'à ce qu’elles prennent une belle couleur.

 
9-     Saler et servir avec des fricadelles ou des boulets, sans oublier la sauce (mayonnaise, ketchup, barbecue,...)

Toujours imitées, jamais égalées disaient-ils…

* "Blanc de boeuf" est en fait une marque. Cette graisse se présente sous la forme de 4 plaquettes de 500 grammes (un peu comme la végétaline) et c'est blanc comme le saindoux.
Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /2006 18:11
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Marchand de légumes à Bangkok

 

 

Dans ma quête gastronomique expérimentale, l’Asie est un terrain de chasse fantastique. Pour preuve, vous pouvez trouver en France, rien qu’en poussant la porte d’une épicerie asiatique du type « PARISTORE » ou « FRERES TANG », une multitude d’ingrédients non identifiés.

 

En août 2002, lors d’un trekking de dix jours en Thaïlande dans le triangle d’or, loin de la civilisation, nous nous arrêtions chaque soir dans un village différent. L’équipe de porteurs-cuisiniers qui nous suivait s’installait alors dans un petit coin ou dans la cuisine du chef du village pour concocter notre dîner.

 
Un soir, certainement tenaillée par la faim, j’ai eu la bonne idée d’aller traîner mes chaussures de rando autour des cuisiniers qui s’afféraient.

Alors que je m’apprêtais a demander tant bien que mal (mon thaï est perfectible) la recette de la délicieuse soupe à la noix de coco qui mijotait dans la marmite, mon œil fut attiré par « la chose » dont se délectaient mes hôtes.

Devant ma tête médusée, un des cuisiniers me tendit une petite assiette dans laquelle se balançait une substance noirâtre gélatineuse au cœur verdâtre  mais fondant. J’ai immédiatement compris que ce n’était pas un pudding au chocolat et encore moins le fondant au chocolat de mes rêves, mais un œuf de cent ans…Arrrghh j’étais prise au piège, impossible de refuser puis partir en courant sous peine de vexer, voire faire perdre la face à mes interlocuteurs.

Ne pouvant reculer devant tant d’hospitalité (sourire forcé – humm merci) et dans l’hilarité générale, je portais à ma bouche « la chose ». Et là, surprise ! Passé le dégoût à l’idée d’avaler un œuf-noir-donc-pourri-gastro-fin-de-trek-d’enfer, le résultat sur mes papilles ne fut pas trop mal. En fait, il m’est impossible de décrire précisément le goût de cet œuf-mollet-noir, vu que ça ne ressemble à rien, mais croyez-moi sur parole, ce n’est pas mauvais.

 

De retour en France, j’ai tout de même voulu savoir ce qu’était exactement un œuf de 100 ans. Voici le résultat de mes recherches, peu fructueuses.

Ces œufs de canard bien particuliers viennent en fait de Chine. Là bas, ce sont de véritables mignardises (hé oui !). Pour les amateurs, voici la recette :

Recouvrez les œufs d’un mélange de chaux, cendre, thé et bicarbonate de soude. Enveloppez les œufs de cette mixture et placez les dans un pot en terre. Recouvrez ensuite le pot de terre et placez-le dans un endroit frais. Après maximum 100 jours, sortez les œufs et rincez-les. Cassez la coquille et dégustez.


Si vous n'avez ni chaux, ni cendre, ni jardin pour enterrer votre pot, vous pouvez toujours essayer cette recette qui sera du plus grand effet :


RECETTE DES OEUFS DE 1000 ANS VUS PAR SALVADOR DALI ("Les dîners de Gala" ed. Draeger 1973)

Voici une préparation amusante que je suis en train de tester (sur un seul oeuf), tirée d'un ouvrage de cuisine rédigé par Dali.

- 12 oeufs
- 1 litre 1/2 d'eau
- 5 clous de girofle
- 3 cuillerées de sucre
- 3 cuillerées de vinaigre
- sauce Tabasco
- 2 citrons
- 6 pincées de thym
- 4 sachets de thé
- 2 oignons
- 2 gousses d'ail


Mettre les oeufs à durcir pendant 10 minutes, dans l'eau bouillante salée. Les retirer et les passer sous l'eau froide pour faciliter l'écalage. Dans l'eau de cuisson, ajouter les clous de girofle, le sucre, le vinaigre, le Tabasco, les citrons coupés en huit et le thym. laisser bouillir pendant 15 minutes. Couper le feu et laisser infuser les sachets de thé 10 minutes.
Dans un bocal, couper les oignons et l'ail. Placer dessus les oeufs sans coquille et verser le bouillon de façon à les couvrir totalement.Fermer le bocal et le placer au moins trois semaines dans le bas du réfrigérateur.
Servir en accompagnement d'une viande ou d'un poisson froid.
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