Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

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Plongées France

Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 07:30
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Ca y est ! la liste des communes lauréates du Pavillon Bleu 2008 est sortie !

Le Pavillon bleu récompense depuis 1985 es communes "qui mènent, de façon permanente, une politique en faveur d'un environnement de qualité" pour leurs eaux.

Le Pavillon bleu, différent du  palmarès de la qualité des eaux de baignade, est accordé en fonction de quatre critères : environnement, gestion des déchets, gestion de l'eau, éducation et sensibilisation du public.
Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 06:22
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L'étang de Thau (de l'occitan Estanh de Taur) s'étire sur près de 20 kilomètres de Balaruc à Marseillan.

Véritable mer intérieure variant entre 7 et 24 degrés, l'étang de Thau est essentiellement alimenté par les précipitations, le canal du midi et les eaux de ruissellement qui font varier continuellement sa salinité.

De ces particularités géographiques et climatologiques naissent une diversité biologique exceptionnelle qu'il est possible de découvrir des les premières minutes de plongée.


A Thau, il est possible de voir, outre les hippocampes, la blennie paon, des ascidies, plus de 80 sortes de vers et nudibranches...













 



Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /2008 06:16
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Oeil-de-sainte-Lucie.JPG Pour s'isoler, le coquillage Bolma rugosa appelé aussi Turbo méditerranéen, Turbo scabre ou  "Biou" possède un opercule fort joli dont la face externe calcaire et nacrée est bombée de couleur rose orangée. La face interne cornée, quant à elle, présente sous une couche brunâtre une magnifique spirale rose nacrée. 

Ce petit opercule, ramassé sur les plages de la côte méditerranéenne ou en plongée ;) est considéré par les marins pêcheurs Marseillais ou la population de l'île de beauté comme un porte-bonheur et est appelé "oeil de Sainte Lucie".

L'histoire de Sainte Lucie n'est pourtant pas très belle ; En effet, en 304 après J.C, Sainte Lucie, jeunne femme de bonne famille est fiancée, lorsque sa mère tombe gravement malade. Après une prière au tombeau de Saint Agathe, sa mère se rétablit miraculeusement. Sainte Lucie décide alors de se vouer entièrement à la Vierge Marie. Pour ne pas se détourner de sa foi, elle s'arrache les yeux et les remet sur un plateau à son fiancé qui n'arrive pas à oublier les yeux magnifiques de sa dulcinée.
Devant une telle dévotion, la Vierge lui rend rendu des yeux plus magnifiques encore.
Persécutée par l'Empereur Dioclétien, elle mourut en martyre.


Porté en bijou ou dans le porte monnaie, l'opercule aurait le pouvoir d'éloigner le mauvais oeil...
Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /2008 09:58
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L’holothurie (du grec holo = entier et thurie = impétueux, en rapport avec sa forme phallique !), encore appelée, concombre de mer, bêche-de-mer, boudin de mer ou verge marine appartient à l’embranchement des échinodermes, au même titre que les étoiles de mer ou les oursins. Aujourd’hui, 1 100 espèces de concombres de mer dont les dimensions varient de 2,5 centimètres à 2 mètres sont répertoriées.

 

 
undefined Sur la photo prise en mer méditerannée, une holothurie noire Holothuria forskali (Peter Forsskål = nom d’un naturaliste finlandais).

 

De forme allongée d’environ 15 à 40 centimètres, l’holothurie dispose, à une extrémité, d’une bouche entourée de petites tentacules avec laquelle il absorbe les particules organiques trouvées dans les sédiments, et à l’autre extrémité d’un anus par lequel elle rejette les sédiments et, en cas de danger pour elle, les tubes de Cuvier (sorte de filaments blancs gluants dont il est difficile de se dépêtré et qui, pendant un temps, a intéressé la NASA qui souhaitait en faire de la colle !).

Au toucher, la peau de cet animal qui vit entre dix et cent mètres de fond est rugueuse et ressemble un peu à du cuir. Lorsqu’on la touche, on sent que l’animal est très musculeux et peut se contracter.
C’est justement cette peau qui possède la particularité de devenir souple ou rigide en un instant qui a intéressé des chercheurs américain (Revue américaine « Science », 7 mars 2008). Grâce au « bio-mimétisme », ceux-ci, ont reconstitué en laboratoire les propriété de la peau de l’holothurie. Ainsi, le matériau constitué est rigide puis, arrosé de solvant devient souple, avant de se durcir après évaporation dudit solvant.
Les scientifiques avancent que ce matériau révolutionnaire pourrait servir pour des implants cérébraux utiles dans le traitement de plusieurs maladies dont celles d’Alzheimer ou de Parkinson. (rigide lors de l’opération puis mou une fois mis en place).

L’usage médical de l’holothurie ne date pas d’aujourd’hui. Dans la médecine naturelle chinoise, le concombre de mer est utilisé depuis près de 5000 ans dans le traitement des douleurs articulaires. Des recherches australiennes et américaines montrent que la prise de concombre de mer aurait une action bénéfique sur la force de préhension, les raideurs articulaires, voire la formule sanguine. Ceci s’expliquerait par l’action anti-inflammatoire du concombre de mer.


RECETTE DU CONCOMBRE DE MER
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Lindy une japonaise, nous livre sur son site « Lindy’s ono Recipes » la recette qu’elle prépare pour son mari et des photos du concombre de mer, appelé là-bas « namako » :

- Attrapez les concombres marins, la nuit, près de la jetée.
- Le refroidir dans un seau à glace directement après la prise.
- Nettoyer à grande eau et le tremper dans du jus de citron ou du vinaigre.
- Couper le namako et l’accommoder avec du radis noir râpé, du sucre, du vinaigre de riz, un peu de sel, quelques éclats de gingembre et du concombre (le légume).

D’après l’auteur, le namako n'a pas beaucoup de goût ! Avis aux amateurs…


Photo prise dans les Caraïbes :
Holothurie "Queue de tigre"
(Holothuria thomasi).

 

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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /2008 09:50
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M-duses.JPG L'été dernier, alors que je me trouvais en vacances sur la côte d’azure et que le soleil brillait, le bord de l'eau restait désert. Aucun baigneur à l'horizon. Rien. Si d'aventure un nageur entrait d'en l'eau, il en ressortait rapidement et inévitablement avec une brûlure de méduse.

 

Que se passe-t-il ? Quels dangers pour notre vieille Méditerranée ? la cohabitation est-elle possible ?

 

Dans le box des accusés : « Pelagia noctiluca », environ 10 centimètres de diamètre, couleur mauve, gluante à souhait, 8 tentacules extensibles, carnivore à l’appétit insatiable, urticante à très urticante suivant la sensibilité de sa victime, affectionne les eaux très salées.

Les causes : climat, surpêche, rejets toxiques et mutations génétiques...

 

Les variations climatiques que nous connaissons auraient une incidence directe sur la surpopulation de méduses.

Les biologistes marins de l'Observatoire océanographique de Villefranche-sur-Mer et de l’institut océanographique de Paris s’accordent à dire qu’il existe un « cycle des méduses » qui débuterait tous les 12 ans pour durer 4 à 6 ans…

Ceci expliquerait leur absence des côtes Méditerranéennes depuis 1998 et leur retour en fanfare depuis 2003.

 

Aussi constatent-ils qu’« un déficit prolongé de pluviométrie associé à une hausse des températures de l'eau et de l'air ainsi que des hautes pressions atmosphériques sont des facteurs favorables à la pullulation » avant de commenter que les méduses sont« …d’excellents marqueurs des changements de l’environnement dus au climat. La crainte, c’est qu’au dernier hiver anormalement doux, durant lequel les températures de l’eau, ne sont pas passées sous les 14°C, en succèdent d’autres. Ce qui ne favoriserait pas la diminution du nombre de Pelagia noctiluca. »

En résumé, l’invasion d’invertébrés gélatineux est due à l’évolution de la température, au déficit pluviométrique et à l’augmentation du taux de salinité de la mer. On peut donc s’interroger sur une éventuelle diminution, à terme, du fameux cycle de 12 ans…

 

En parallèle, la surpêche n’arrange pas les choses… puisqu’elle prive la méduse de ses prédateurs habituels à savoir les tortues et le thons, entres autres…

Comme dans un cercle vicieux, la méduse, elle-même prédatrice à l’appétit féroce décime les œufs et larves de ses principaux prédateurs…

 

En résumé, l’homme met en situation de précarité les prédateurs des méduses -> le nombre de méduses augmente-> les méduses se nourrissent des larves et œufs de ses prédateurs = fin de la diversité biologique…

 

Encore plus inquiétant, les rejets toxiques, notamment les hormones contenues dans les pilules contraceptives et les traitement contre la ménopause provoqueraient des mutations génétiques chez les poissons.

Jacqueline Goy, biologiste spécialisée dans les méduses explique que ces substances, « une fois rejetées par les urines, ne sont pas éliminées par les stations d’épuration. Elles se retrouvent dans la mer, avec les mêmes effets : blocage de la fécondation et féminisation des poissons ». Là encore, l’impact est direct sur les prédateurs des méduses et presque imperceptible sur les méduses puisque leur reproduction est partiellement asexuée.

 

Les parades  :

L’interdiction des baignades comme ce fut le cas plusieurs étés de suite sur la côte d’azure,

La mise en place de filets de protection avec la création d’espaces réservés à la baignade comme à Cannes ou Monaco,

La création, en Espagne et Italie, d’un drapeau avec méduses bleues sérigraphiées sur un fond blanc pour avertir les baigneurs,

La réintroduction de tortues à proximité des sites touristiques espagnols…



Et demain ?

 

Présentes depuis plus de 600 millions d’années dans nos mers et océans, les méduses comptent 4000 espèces répertoriées.

 

Les changements climatiques, la surpêche et les rejets toxiques ne semblent avoir aucun effet sur la population grandissante de méduses, bien au contraire.

 

Outre les 70 000 baigneurs brûlés en 2007 et l’impact négatif sur le tourisme, le plus inquiétant reste la perte de la diversité biologique. D’ailleurs, les plus grands biologistes marins tirent la sonnette d’alarme et annoncent déjà que d’ici une vingtaine d’années, nos océans seront vides.



Voir aussi l'article sur la "
galère portugaise" ou physalie.
Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 08:30
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Guadeloupe ; -12 mètres
Sous-l-eau-Hippocampe-2--24--copie-1.JPG

Du grec hippos (cheval) et kampé (courbure), l'hippocampe est un poisson hors du commun.

De la famille des syngnathidés, il n'existe pas une sorte de chaval des mers mais une multitude : sa taille varie entre 2,5 cm et 35 centimètres, son poids entre 40 et 60 grammes et sa couleur peut aller de blanc à noir en passant par le jaune ou l'orange.

Présent dans les mers chaudes ou tempérées, l'hippocampe se trouve essentiellement près des côtes , en eaux peu profondes, dans les herbiers ou accrochés sur des coraux.

Ce qui fait la particularité de cet animal sympathique n'est ni sa taille, ni sa couleur, ni son poids mais  son mode de reproduction complètement inédit dans le règne animal.

En Méditerranée, la parade amoureuse débute vers la fin de l'hiver lorsque les rayons du soleil commencent à filtrer et réchauffer l'eau.
Alors que les couples sont formés "pour la vie", et que le mâle a revêtu sa couleur dorée, celui-ci ouvre sa poche ventrale afin que la femelle vienne y déposer une centaine d'oeufs.
Trois à cinq semaines plus tard, suivant la température de l'eau, le mâle se laisse tomber sur le fond, se contorsionne et laisse échapper les alevins qui ne mesurent pas plus d'une dizaine de millimètres.

Animal fragile, pêché pour des vertus soit-disant thérapeutiques, l'hippocampe est aujourd'hui en voie d'extinction.

Thau4.JPG Etang de Thau ; -4 mètres


Pour observer les hippocampes à l'étang de Thau :
www.thauplongee.com
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