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L’holothurie (du grec holo = entier et thurie = impétueux, en rapport avec sa forme phallique !), encore appelée, concombre de mer, bêche-de-mer, boudin de mer ou verge marine appartient à l’embranchement des échinodermes, au même titre que les étoiles de mer ou les oursins. Aujourd’hui, 1 100 espèces de concombres de mer dont les dimensions varient de 2,5 centimètres à 2 mètres sont répertoriées.
De forme allongée d’environ 15 à 40 centimètres, l’holothurie dispose, à une extrémité, d’une bouche entourée de petites tentacules
avec laquelle il absorbe les particules organiques trouvées dans les sédiments, et à l’autre extrémité d’un anus par lequel elle rejette les sédiments et, en cas de danger pour elle, les tubes de
Cuvier (sorte de filaments blancs gluants dont il est difficile de se dépêtré et qui, pendant un temps, a intéressé la NASA qui souhaitait en faire de la colle !).
Au toucher, la peau de cet animal qui vit entre dix et cent mètres de fond est rugueuse et ressemble un peu à du cuir. Lorsqu’on la touche, on sent que l’animal est très musculeux et peut se
contracter.
C’est justement cette peau qui possède la particularité de devenir souple ou rigide en un instant qui a intéressé des chercheurs américain (Revue américaine « Science », 7 mars 2008).
Grâce au « bio-mimétisme », ceux-ci, ont reconstitué en laboratoire les propriété de la peau de l’holothurie. Ainsi, le matériau constitué est rigide puis, arrosé de solvant devient
souple, avant de se durcir après évaporation dudit solvant.
Les scientifiques avancent que ce matériau révolutionnaire pourrait servir pour des implants cérébraux utiles dans le traitement de plusieurs maladies dont celles d’Alzheimer ou de Parkinson.
(rigide lors de l’opération puis mou une fois mis en place).
L’usage médical de l’holothurie ne date pas d’aujourd’hui. Dans la médecine naturelle chinoise, le concombre de mer est utilisé depuis près de 5000 ans dans le traitement des douleurs
articulaires. Des recherches australiennes et américaines montrent que la prise de concombre de mer aurait une action bénéfique sur la force de préhension, les raideurs articulaires, voire la
formule sanguine. Ceci s’expliquerait par l’action anti-inflammatoire du concombre de mer.
RECETTE DU CONCOMBRE DE MER
Lindy une japonaise, nous livre sur son site « Lindy’s ono Recipes » la
recette qu’elle prépare pour son mari et des photos du concombre de mer, appelé là-bas « namako » :
- Attrapez les concombres marins, la nuit, près de la jetée.
- Le refroidir dans un seau à glace directement après la prise.
- Nettoyer à grande eau et le tremper dans du jus de citron ou du vinaigre.
- Couper le namako et l’accommoder avec du radis noir râpé, du sucre, du vinaigre de riz, un peu de sel, quelques éclats de gingembre et du concombre (le légume).
D’après l’auteur, le namako n'a pas beaucoup de goût ! Avis aux amateurs…
L'été dernier, alors que je me trouvais en vacances sur la côte d’azure et que le soleil brillait, le bord de l'eau restait désert. Aucun baigneur à
l'horizon. Rien. Si d'aventure un nageur entrait d'en l'eau, il en ressortait rapidement et inévitablement avec une brûlure de méduse.
Que se passe-t-il ? Quels dangers pour notre vieille Méditerranée ? la cohabitation est-elle possible ?
Dans le box des accusés : « Pelagia noctiluca », environ 10 centimètres de diamètre, couleur mauve, gluante à souhait, 8 tentacules extensibles, carnivore à
l’appétit insatiable, urticante à très urticante suivant la sensibilité de sa victime, affectionne les eaux très salées.
Les causes : climat, surpêche, rejets toxiques et mutations génétiques...
Les variations climatiques que nous connaissons auraient une incidence directe sur la surpopulation de méduses.
Les biologistes marins de l'Observatoire océanographique de Villefranche-sur-Mer et de l’institut océanographique de Paris s’accordent à dire qu’il existe un « cycle des méduses » qui débuterait tous les 12 ans pour durer 4 à 6 ans…
Ceci expliquerait leur absence des côtes Méditerranéennes depuis 1998 et leur retour en fanfare depuis 2003.
Aussi constatent-ils qu’« un déficit prolongé de pluviométrie associé à une hausse des températures de l'eau et de l'air ainsi que des hautes pressions atmosphériques sont des facteurs favorables à la pullulation » avant de commenter que les méduses sont« …d’excellents marqueurs des changements de l’environnement dus au climat. La crainte, c’est qu’au dernier hiver anormalement doux, durant lequel les températures de l’eau, ne sont pas passées sous les 14°C, en succèdent d’autres. Ce qui ne favoriserait pas la diminution du nombre de Pelagia noctiluca. »
En résumé, l’invasion d’invertébrés gélatineux est due à l’évolution de la température, au déficit pluviométrique et à l’augmentation du taux de salinité de la mer. On peut donc s’interroger sur une éventuelle diminution, à terme, du fameux cycle de 12 ans…
En parallèle, la surpêche n’arrange pas les choses… puisqu’elle prive la méduse de ses prédateurs habituels à savoir les tortues et le thons, entres autres…
Comme dans un cercle vicieux, la méduse, elle-même prédatrice à l’appétit féroce décime les œufs et larves de ses principaux prédateurs…
En résumé, l’homme met en situation de précarité les prédateurs des méduses -> le nombre de méduses augmente-> les méduses se nourrissent des larves et œufs de ses prédateurs = fin de la diversité biologique…
Encore plus inquiétant, les rejets toxiques, notamment les hormones contenues dans les pilules contraceptives et les traitement contre la ménopause provoqueraient des mutations génétiques chez les poissons.
Jacqueline Goy, biologiste spécialisée dans les méduses explique que ces substances, « une fois rejetées par les urines, ne sont pas éliminées par les stations d’épuration. Elles se retrouvent dans la mer, avec les mêmes effets : blocage de la fécondation et féminisation des poissons ». Là encore, l’impact est direct sur les prédateurs des méduses et presque imperceptible sur les méduses puisque leur reproduction est partiellement asexuée.
Les parades :
L’interdiction des baignades comme ce fut le cas plusieurs étés de suite sur la côte d’azure,
La mise en place de filets de protection avec la création d’espaces réservés à la baignade comme à Cannes ou Monaco,
La création, en Espagne et Italie, d’un drapeau avec méduses bleues sérigraphiées sur un fond blanc pour avertir les baigneurs,
La réintroduction de tortues à proximité des sites touristiques espagnols…

Et demain ?
Présentes depuis plus de 600 millions d’années dans nos mers et océans, les méduses comptent 4000 espèces répertoriées.
Les changements climatiques, la surpêche et les rejets toxiques ne semblent avoir aucun effet sur la population grandissante de méduses, bien au contraire.
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