Qui suis-je ?

Parisienne de 36 ans, née en allemagne et mariée à un belge, je suis expatriée depuis peu pour des raisons professionnelles à Lyon.

Globe-trotteuse née grâce au travail de mon père et à mon goût prononcé pour la découverte d'autres cultures, (j’ai visité environ 26 pays), j’ai pendant longtemps habité à l’étranger et suis donc habituée à suivre les us et coutumes des localités ou pays dans lesquelles je me trouve.
 
Le déménagement entre Paris et la capitale gauloise n’a donc pas été un bouleversement dans ma courte vie déjà ponctuée de nombreux changements de résidences (Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Allemagne – Paris – Deux Sèvres – Lot et Garonne – Paris – Morbihan – Hérault – Paris – Rhône), mais là, je dois dire qu’en me posant un peu, j’ai découvert les bizarreries des Lyonnais, notamment en gastronomie. Ainsi, les « bouchons » –petits restaurant de spécialités lyonnaise- proposent de la cervelle de canut qui n’a jamais vu de boite crânienne, du tablier du sapeur qui n’a jamais guerroyé ou encore du caviar de la Croix Rousse qui n’a jamais vu la mer.
En extrapolant, je me suis rendue compte qu’au cours de mes périples proches ou lointains j’avais vécu parfois des petites révolutions gustatives et/ou culturelles, dans le bon sens comme dans le mauvais !
 
Assez de blabla, place aux voyages…

 

-- UCPA --

Venez rejoindre ma communauté "Les amis de l'UCPA",
consulter l'
index de mes stages et voyages
pour trouver  mes commentaires sur, l'hébergement, l'ambiance les activités...
Faites aussi un tour sur mon carnet de plongée hébergé par SCUBADATA

Site UCPA

Plongées Etranger

Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /2008 06:30
- Voir les 1 commentaires - Communauté : Mer, plongée et photos
Ecrire un commentaire - Recommander
Remoras.JPG De la famille des echeneidae (du grec echein = tenir, nays = bateau) le rémora se décline en huit espèces.

Le rémora possède une ventouse céphalique grâce à laquelle il se fixe, parfois à l'envers comme sur la photo ci-contre, sur les requins, tortues, raies, mérous, cétacés, voire les bateau ou les plongeurs !


Cette ventouse, issue de la transformation d'une nageoire dorsale en organe lamellaire qui assurent la succion, leur permet de bénéficier du transport, non sans blesser parfois la peau de leur hôte.

Long de 40 à 80 centimètres, vivant en pleine eau entre -3 à -100 mètres suivant l'espèce, le rémora est un commensal (du latin co = avec, mensa = table ou compagnon de table), c'est à dire qu'il profite de la nourriture de son hôte, sans rien donner en contrepartie...

Si le rémora est un commensal, il n'est pas ce que l'on peut appeler un parasite dans la mesure où l'hôte continue à évoluer sans même s'apercevoir qu'il possède un passager clandestin et que la survie de l'un ne dépend pas de l'autre.

Remora2.JPG
Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 10:51
- Voir les commentaires - Communauté : Mer, plongée et photos
Ecrire un commentaire - Recommander
Triton-Egypte.JPG Charonia tritonis, appelée trompette de Neptune ou triton-congue est un des gastéropodes marins les plus connus.

La trompette de Neptune est un grand mollusque qui vit dans les mers chaudes ou tempérées, sur des fonds rocailleux ou sableux et qui peut atteindre jusqu'à 40 centimètres.

Grand prédateur, Charonia tritonis se nourrit de mollusques et autres échinodermes mais à gagné ses lettres de noblesse pour sa capacité à trouver avec son odorat, capturer et manger en deux ou trois heures la dangereuse étoile de mer Acanthaster planci dont il est immunisé.
Quand on sait que Acanthaster planci dévore le corail il est urgent de protéger le triton !

En Polynésie, la coquille de triton percée d'une trou dans lequel on souffle est un instrument de musique connu sous le nom de "PU". Utilisé
pour donner des signaux familiaux, militaire ou religieux le son du "PU" servait aussi en mer pour annoncer une pêche fructueuse ou s'orienter la nuit.

On retrouve aussi la coquille de triton dans la mythologie grec sous la forme de la corne d'abondance, utilisée par Ploutos, le dieu grec de la richesse et de l'abondance.
Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /2008 06:46
- Voir les 1 commentaires - Communauté : Mer, plongée et photos
Ecrire un commentaire - Recommander

Cone-textile.JPG Les mollusques du genre conus textilis (du latin conus = cône et textum = tisser) appartiennent à la famille des Conidae qui comptent parmi les espèces de coquillages les plus évoluées.

Présents dans presque toutes les mers et océans du globe, répertoriés en différents sous-genres et en plus de 400 espèces, ces gastéropodes marins de 10 centimètres apprécient les fonds sableux ou coralliens peu profonds.

Redoutables prédateurs carnivore, le cône attend immobile sa proie, la paralyse puis la tue à l’aide d’une dent acérée qui injecte un venin toxique. Les dents non réutilisables stockées dans son appareil digestif peuvent servir de harpon si elles restent maintenues à la trompe de l'animal !

La plupart des cônes sont particulièrement venimeux, voire mortels pour l’homme. Les venins des cônes sont chimiquement proches de ceux des scorpions, araignées et serpents et ont pour principes actifs des toxines peptidiques, les conotoxines. Elles agissent comme des neurotoxiques sur les systèmes nerveux et musculaire, entraînant une lente paralysie et une mort certaine dans un délai de 2 à 6 heures.

Ce venin constitue aussi une source inestimable d’agents pharmaceutiques étudiés dans le traitement de maladies type d'Alzheimer.

Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /2008 07:25
- Voir les 1 commentaires - Communauté : Amoureux de nature
Ecrire un commentaire - Recommander
Feuille-jaune.JPG undefined















En dépit de ses couleurs parfois chatoyantes  (blanc, noir, jaune, rouge, vert, marron), quand on n'a pas l'oeil averti, le poisson-scorpion feuille est vraiment difficile à trouver.


Taenianotus triacanthus (du latin taenia = rayure, notus du grec noto = dos, du grec tri = trois, acanthus du grec akantha = épine) trompe ses prédateurs en se faisant passer pour une algue à la dérive ou un débris flottant en se laissant bercer d'un côté puis de l'autre par le courant. L'illusion est parfaite !

Espèce très sédentaire, il peut passer plusieurs années au même endroit dans le récif corallien et possède la particularité de perdre sa peau...
Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 08:10
- Voir les commentaires - Communauté : Mer, plongée et photos
Ecrire un commentaire - Recommander

Arothron diadematus observé de nuit - Egypte
T-traodontidae.JPG

Les tétrodons (du grec tétra = quatre et odons/odont = dent), aussi appelés poissons-ballons ou poissons-globes font partie de la famille des tétraodontidae.

Tout comme son cousin le diodon, le tétrodon cherche à échapper à ses prédateur en se gonflant d'eau jusqu'à devenir une boule, à cette différence qu'il ne possède pas d'épines (cf. mon article sur le diodon).
Cette caractéristique à conduit les japonais à écrire son nom (fugu) avec les caractères ka/kawa : rivière/fleuve et ton/buta : porc.

Autre caractéristique de ce poisson : sa chaire. Certaines variétés de tétrodons contiennent de la tétrodotoxine, un poison mortel.

Les autorités japonais ont répertorié vingt-deux sortes de fugu pouvant être commercialisées. Pêché à la ligne de traîne dès l'ouverture de la saison du fugu en février et conservé dans un vivier, le fugu doit arriver vivant devant le chef cuisinier, dûment diplômé (seuls 25 % des cuisiniers postulants obtiennent le diplôme). Pelé et découpé vivant, l'expert cuisinier ôte ensuite méticuleusement les organes toxiques et confectionne des mets crus, cuits ou frits...pour 8 000 à 35 000 yens (50 à 220 euros).

Des chercheur japonais auraient trouvé le moyen d'élever des tétrodons exempts de toxine, en contrôlant leur alimentation. Privé d'étoiles de mer et de coquillages comportant du poison, les analyses pratiquées sur ces fugu d'élevage auraient été concluantes.



La tétrodotoxine

La tétrodotoxine est un neurotoxique puissant contenu dans le foie, les viscères, la peau et les organes reproducteurs de l’animal.

Coté cuisine, mal préparée, la chaire du "Fugu" provoque des paralysies
neuromusculaires (mais le patient reste conscient de ce qui lui arrive) et, en l’absence de traitement, entraîne la mort dans les 10 à 45 minutes Poisson-ballon-Maldives.JPG après l’ingestion.

Côté vaudou, les sorciers haïtiens, utiliseraient la tétrodotoxine pour concocter la « poudre de zombie »…

Côté tribal, les polynésiens utilisaient le "maki-maki", nom local du tétrodon pour empoisonner les pointes de leurs lances.

Coté médical, des recherches ont montré que la tétrodotoxine serait plus efficace dans le traitement de la douleur
que la morphine. Des études seraient en cours pour établir un médicament...

Arothron nigropunctatus (fugu) - Maldives
Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /2008 08:27
- Voir les 1 commentaires - Communauté : Amoureux de nature
Ecrire un commentaire - Recommander

« Diodon Holocanthus » Diodon-holocanthus--2-.JPG

Le Diodon (du grec di = deux et odont = dents) est un des poissons coralliens que je préfère.

Diodon qui signifie littéralement en grec « deux dents » s’explique par sa dentition continue sur la longueur de son bec avec laquelle il broie les coraux et les coquilles des mollusques dont il se nourrit.

Craintif et timide, quand on a la chance de pouvoir l'approcher sans le stresser et de capter son regard, on remarque ses grands yeux qui possèdent la particularité de s'orienter dans des direction différentes.

Lorsqu’il se sent en danger, le poisson porc-épic (encore appelé poisson-hérisson) justifie son nom en se gonflant d’eau, faisant alors ressortir ses épines venimeuses. Trop volumineux pour être ainsi avalé et trop piquant pour servir d’amuse-bouche, le prédateur s’enfuit ou le recrache !

J’avais entendu dire que le diodon gonflé ne devais pas être sortie de l’eau car il avalait de l’air et mourrait, étant incapable de le recracher. Dans un ouvrage de Charles Darwin (1809-1882) « Voyage d'un naturaliste autour du monde   - Fait à bord du navire le Beagle de 1831 à 1836 » l’auteur nous livre ses observations et précise que « si on le sort de l’eau pendant quelques instants, il absorbe, dès qu’on le remet à la mer, une quantité considérable d’eau et d’air par la bouche et peut-être aussi par les branchies. Il absorbe Diodon-holocanthus--3-.JPG cette eau et cet air par deux moyens différents : il aspire fortement l’air qu’il repousse ensuite dans la cavité de son corps, et il l’empêche de ressortir au moyen d’une contraction musculaire visible à l’extérieur. L’eau, au contraire, entre de façon continue dans sa bouche qu’il tient ouverte et immobile ; cette inglutition de l’eau doit donc dépendre d’une succion. La peau de l’abdomen est beaucoup plus flasque que celle du dos, aussi, quand ce poisson se gonfle, le ventre se distend-il beaucoup plus à la surface inférieure qu’à la surface supérieure et, en conséquence, il flotte le dos en bas. Cuvier doute que le diodon puisse nager dans cette position ; néanmoins il peut alors non-seulement s’avancer en droite ligne, mais aussi tourner à droite et à gauche. Il effectue ce dernier mouvement en se servant uniquement de ses nageoires pectorales ; la queue, en effet, s’affaisse et il ne s’en sert pas. Le corps devient si parfaitement léger, grâce à l’air qu’il contient, que les branchies se trouvent en dehors de l’eau, mais le courant d’eau qui entre par la bouche s’écoule constamment par ces ouvertures.
Après être resté gonflé pendant quelque temps, le diodon chasse ordinairement l’air et l’eau avec une force considérable par les branchies et par la bouche. Il peut se débarrasser à volonté d’une partie de l’eau qu’il a laissée entrer. Il paraît donc probable qu’il n’absorbe en partie ce liquide que pour régulariser sa gravité spécifique. ».

Dans le doute abstenons nous de le toucher !


Diodon-en-danger.jpg

Malheureusement pour lui, le gentil Diodon peut souvent être observé dans les boutiques de souvenir gonflé avec une ampoule à l’intérieur pour servir de lampe décorative, sur les étals des féticheurs pour être transformé en potion (cf. photo et mon article sur le
  marché aux fétiches de Lomé au Togo), voire dans les assiettes des restaurants raffiné japonais où le « Fugu » est un met subtil pour amateurs de sensations fortes.


Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés